Cellule de prière
Contenu/Partage durant les cellules de prières
- Vivre réellement
- Surmonter l'influence du monde dans nos églises
- Le ministère
- Renoncer
- Glorifier Dieu en tout temps
- L'amour du Père
Vivre réellement
Réflexion sur Ecclésiaste 6 9.
Ecclésiaste 6:9
Mieux vaut voir de ses yeux que de laisser aller son imagination : c'est encore là futilité et poursuite du vent.
Traduction littérale
Mieux vaut la vision des yeux que la marche de l'être (ou du désir).
Plusieurs aspects peuvent être développés :
- vie par procuration
- mauvaises suppositions/projections
- vanité ignorante
Les yeux ne peuvent pas mentir. La vue qu'ils nous retransmettent sont le reflet de la vérité. Une vérité pure, complète, neutre et inaltérable. Quelque part, ils nous rendent la nature nous entourant dans une forme de perfection qui n'a plus qu'à être cueillie dans son essence la plus réelle.
Les yeux sont des attributs que Dieu nous a donné et c'est évidemment ce qui leur donne ce caractère véritable. Il n'y a pas transformation, il n'y a pas interprétation. Il y a juste l'image, telle qu'elle est. Ce qui n'est pas le cas de ce qui peut ressortir de notre esprit.
Imagination
L'imagination de par sa définition est une "Faculté que possède l'esprit de se représenter ou de former des images. "
"Capacité de se représenter ce qui est immatériel ou abstrait". C'est donc une capacité qui nous permet de nous projeter dans une image que nous aurions créé pour visualiser une idée intérieure. Il n'y a donc pour ainsi dire pas de limite à notre imagination. Mais il ne faut pas oublier que l'homme est limité. Aussi limité que Dieu est illimité, l'homme ne peut concrètement pas voir plus loin que ce qu'il connaît à moins de l'imaginer.
Et si cela amène à l'invention, la création ou l'idéation, la probabilité de chute est au moins aussi grande que celle de l'élévation. Comme si nous marchions à l'aveugle dans un magasin de porcelaine.
Projections et mauvaises interprétations
Seule la grâce de Dieu peut nous sortir de là évidemment mais il faut se rendre compte que les émotions ont une influence considérable sur notre imagination. En bien ou en mal.
Nous pouvons par exemple nous imaginer des idées nocives d'une personne parce que nous la jugeons et que nous la croyons déjà coupable. Cette culpabilité dont nous l'assignons sans sommation empêche tout discernement et met cette personne dès le début dans une position qui est injuste parce que la personne n'aura encore rien fait.
Psaumes 65:4
David qui chante
Le poids des fautes me dépasse ; tu feras l'expiation de nos transgressions.
Jésus a effacé le poids de nos péchés.
Dieu nous aime d'un amour inconditionnel.
Il faut donc voir de ses yeux, ce que la personne est réellement et non l'imaginer. Parce que l'imaginer, c'est se baser sur ce que nous avons connu de cette personne et qui n'est plus. C'est se baser sur notre jugement et oublier Dieu. C'est la condamner et non la pardonner.
Bien sûr qu'il y a des conséquences, peut-être encore actuelles, qui peuvent nous plonger dans le doute. Toutefois, si du jour au lendemain quelqu'un se levait pour rejoindre le Christ, est-ce que nous ne le croirions pas sincères parce qu'hier encore il n'était qu'un païen ? La chair nous dit oui mais Dieu nous demande de Lui faire confiance. Il ne nous demande pas d'oublier mais Il nous demande de Le suivre dans Son projet.
Il faut être comme Paul et ne pas condamner le péché mais l'accompagner pour élever le pécheur vers une chrétienté saine. Difficile à dire lorsque ce sont des personnes qui ont par exemple eu des influences négatives sur nous. J'ai vu le témoignage d'une personne dont la fille a été tuée par un autre homme. Il s'avère que cet autre homme est devenu le meilleur ami du père de la fille. Pourquoi ? Parce qu'il lui a pardonné. Parce qu'il a vu quelqu'un de perdu à qui il fallait montrer le nom de Jésus-Christ. Aujourd'hui ce meurtrier autrefois, est devenu chrétien. Je parle de meurtre mais je peux parler de nous car Jésus ne nous a pas condamné à la moindre erreur. Un péché étant un péché, si Jésus n'était pas aimant, nous aurions été condamnés et destinés à l'enfer depuis notre naissance.
C'est pour cela qu'il faut pouvoir se séparer de la chair et de nos émotions lorsqu'il y a nécessité de jugement. Et il est extrêmement vaniteux de vouloir faire passer ses émotions devant la loi divine. Concrètement, cela signifierait que nous réfutons la justice de Dieu et que nous nous sentons supérieurs à lui. Cela signifierait que nous surpassons une divinité qui transcende l'espace-temps et qui est omnisciente. Voilà notre vanité.
Vanité
Nous pouvons penser savoir sans avoir vu réellement ce qu'il en est. Cela est une paresse qui se veut vaniteuse car elle ne prend même pas le temps de chercher ou de comprendre. La personne s'enferme dans une idée qu'elle veut immuable et inattaquable et rejette toute réfutation du sujet.
Exemples
- Les fans de Céline Dion qui pensent que sa performance aux JO n'était pas en playback alors qu'il y a des preuves réelles que cela a bien été retouché et pré-enregistré.
- Les gens qui achètent Shein alors que des gens meurent
- Les gens qui défendent Israël alors que des gens meurent
Difficile de dire d'où cela provient. De l'orgueil probablement mais également une volonté à ne pas vouloir voir la vérité au fond. Paradoxalement, ce sont des gens qui préfèrent vivre dans l'ignorance car celle-ci est finalement une zone de confort. Il n'y a pas à réfléchir. Il n'y a pas à se questionner. Il y a juste une idée, inaltérable, à croire et il n'y a pas à se poser de questions là dessus. Confronter ses idées, c'est quelque chose de difficile. Parfois, certaines de ces idées sont très profondément ancrées en nous et il est d'autant plus difficile de les remettre en question.
Comme dit Salomon, le sage et l'ignorant finissent au même endroit alors à quoi bon ? Car la sagesse en plus d'être un travail amène à la souffrance. Voilà ce que veulent éviter ces personnes là.
Ecclésiaste 6:8
Que reste-t-il de plus au sage qu'à l'homme stupide ?
Quel avantage a-t-il, le pauvre qui sait, pour marcher devant les vivants ?
Pour justifier ce comportement je peux également citer l'allégorie de la caverne de Platon:
Les gens préfèrent voir l'ombre de la vérité elle-même car celle-ci, sans préparation, sans effort, est éblouissante et peut faire souffrir au premier abord.
Mais il est important d'être humble et de s'avouer à nous même que nous ne savons rien. Encore une fois, nous ne sommes pas supérieurs à Dieu et tout peut être remis en question à partir du moment où nous n'avons pas eu la sagesse suffisante pour nous renseigner en profondeur sur un sujet.
Proverbes 19:2-3
Il n'est pas bon de se méconnaître ;
à se précipiter on manque le but.
³L'imbécillité de l'être humain pervertit sa voie ;
et c'est contre le Seigneur que son cœur s'irrite.Version S21
Le manque de connaissance n'est bon pour personne,
et celui qui précipite ses pas tombe dans le péché.
³C'est la folie de l'homme qui pervertit sa voie,
mais c'est contre l'Eternel que son cœur s'irrite.
Galilée et l'humble recherche de vérité
Les gens ont cru, à une époque, que la Terre était plate, que la Terre était au centre de l'univers (géocentrisme). Et certains pensaient cela comme des vérités immuables. Mais des gens qui se posaient des questions, des gens humbles, qui avaient cette volonté de connaître ce monde que Dieu a créé, ont découvert et ont appris à connaître. Galilée, par exemple, était chrétien et il a défendu la théorie héliocentrique alors qu'à l'époque ce n'était pas la croyance. Il n'a pas remis en question Dieu mais les vérités annoncées immuables par l'Eglise et ses prédécesseurs.
Il s'est fait juger mais il n'a jamais dévié de sa théorie malgré la condamnation par l'église catholique.
Extrait de "Galilée face à l'Eglise"
De plus, il semble que Galilée, d’après la lettre qu’il a écrite à Christine de Lorraine, ait voulu s’immiscer dans le problème d’exégèse et prouver notamment que le modèle géocentrique de Ptolémée était impossible à accorder avec certains passages de l’Écriture. Non seulement Galilée ne pouvait pas à l'époque avancer de preuves astronomiques du modèle de Copernic, mais il essaya de réfuter le système de Ptolémée comme contraire à l’Écriture Sainte.Note
Le géocentrisme défini par Ptolémée à l'époque se base notamment sur une interprétation biblique qui dit que le Soleil et la Lune ont été créé après la Terre, pour l'éclairer.
Ce n'est donc pas une mauvaise chose de se poser des questions sur ce monde. Il faut se poser des questions car les réponses obtenues nous permettent de connaître la création de Dieu et donc de nous rapprocher de Lui. Parce que connaître, c'est voir également l'immensité et la complexité du monde qui nous entoure. Quelque chose dont nous ne pourrons jamais tout comprendre, mais où chaque découverte nous donne encore plus à apprécier cette vertigineuse infinité divine.
Vie par procuration
Observer la vie des autres peut être inspirant. Voir des gens qui font et qui réussissent dans un domaine qui nous intéresse peut nourrir en nous cette volonté d'avancer. Mais cela reste un outil que Dieu nous permet d'avoir pour nous pousser dans nos vies respectives. Regarder des influenceurs sur YouTube, Twitch, Instagram, TikTok. L'excès de tous ces contenus nous emmène à ne plus avoir d'influence sur le monde réel et à imaginer nos vies sous le prisme de tous ces gens que nous regardons. Nous ne vivons plus dans le réel mais dans un monde virtuel. Nous ne sommes plus actifs mais passifs. Il est donc nécessaire de nous poser des questions. S'il n'y a pas d'action, si cela n'influence pas nos vies en Christ, alors cela est inutile. D'un outil, cela devient juste un divertissement excessif qui nous fait oublier ce pourquoi nous sommes là.
Pascal sur le divertissement
La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c'est la plus grande de nos misères. Car c'est cela qui nous empêche principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d’en sortir, mais le divertissement nous amuse et nous fait arriver insensiblement à la mort.
Je serai quand même moins catégorique que Pascal sur le divertissement. Celui-ci, à une moindre mesure, peut être considéré comme du repos. Et le repos est important car c'est lui qui nous permet de garder la forme, de guérir de nos blessures ou juste de régénérer notre santé mentale.
Ecclésiaste 4:6
Mieux vaut une poignée de repos que deux poignées de travail et de poursuite de vent.
À quoi bon travailler si nous ne sommes pas efficaces ? À quoi bon faire pour faire ? Et à quoi bon travailler si ce n'est pas pour Dieu ? Cela ne sert à rien de travailler si nous n'avons ni la tête, ni le cœur, ni le corps à cela. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas se surpasser mais si nous ne le faisons pas avec un cœur tourné vers le Christ, cela ne sert à rien. Il vaut mieux parfois prendre du recul sur soi, pour mieux pouvoir se remettre à avancer.
Le divertissement, et cette vie par procuration, qui en est la conséquence, reste un danger pour tous. Comme tout outil, mal utilisé, tout se transforme en objet de notre déchéance. C'est pour cela qu'il faut réfléchir à l'impact sur nos vies de ces choses qui nous influencent et de voir si nos vies se rapprochent de Dieu au travers de nos observations. Il faut vivre nos vies selon ce que Dieu nous enseigne. Il ne faut pas être quelqu'un d'autre ou admirer la vie des autres pour oublier la nôtre. Il faut être nous même, enfant de Dieu et fruit des inspirations et des influences que nous aurons eu dans nos vies respectives et que Dieu nous donne pour nous guider vers Lui.
Conclusion
Il est nécessaire de vivre nos vies réellement. Non pas de laisser notre imagination périr dans les limbes de notre conscience mais de l'utiliser comme une force pour nous projeter dans le réel. L'imagination est un outil donné par Dieu qui nous a permis à toute époque de transcender notre connaissance et de surpasser notre essence. L'imagination, c'est une transition. Nos rêves, nos cauchemars, nos doutes, nos craintes, nos apriori, toutes ces choses qui nous habitent et qui font notre imaginaire doivent chercher une matérialisation dans la réalité.
La communication, avec les autres, notamment, en est une partie intégrante et c'est ce que nous a enseigné Jésus-Christ. L'amour envers les autres implique une compréhension et un échange entre les méconnaissances de chacun. Nous ne pouvons lire dans les pensées de l'autre donc nous devons avoir l'humilité d'apprendre à nous connaître afin d'éliminer toute interprétation en nous. Et il faut avoir la même réflexion pour tout.
C'est difficile et en tant qu'humain, extrêmement chronophage. Entre ce qui se passe dans notre imaginaire et la résolution de celui-ci dans le monde réel, il peut se passer, des jours, des mois voire des années. Nos rêves, nos doutes, nos craintes pourront même stagner jusqu'à notre mort sans que nous n'ayons réalisé quoi que ce soit. Mais la finalité n'est pas là. La finalité, c'est de se demander, avec ces choses en nous, ce que nous pouvons faire pour Dieu. Car ce n'est pas notre volonté qui doit se réaliser mais la sienne.
- Devrais-je me réconcilier avec mon pire ennemi ?
- Devrais-je pardonner à celui qui m'a humilié ?
- Devrais-je m'excuser à celui que j'ai blessé ?
- Devrais-je m'accomplir en tant que musicien ou choriste ? Diacre ? Pasteur ?
- Devrais-je prendre mes responsabilités ? Dans ma famille ? Mes amis ? Mes frères en Christ ?
- Devrais-je supprimer ces choses qui m'éloignent de Dieu ?
Toutes les réponses et les nuances sont dans la Bible. Mais je pense que nous connaissons déjà les réponses à ces questions. Vivre réellement c'est cela, c'est chercher cette vie en Christ, cette vie de vérité absolue, cette vie où nos questionnements doivent trouver écho auprès de Dieu.
Sources
- Bible
- Pensées de Pascal
- Allégorie de la caverne : https://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne
- Galilée face à l'église: https://www.collegedesbernardins.fr/magazine/article/galilee-face-a-leglise-un-celebre-proces
Surmonter l'influence du monde dans nos églises
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Le ministère
Définition
Le ministère s'apparente à une fonction, à une charge qui nous est confiée ou encore une mission.
Bibliquement, le ministère dans le christianisme est le service qu'un croyant accomplit selon un appel particulier de Dieu pour l'Église et la mission.
Origine (Wikipedia)
Le mot ministre est utilisé comme synonyme de diacre ou serviteur. Dans le grec ancien διάκονος / diákonos, utilisé dans le Nouveau Testament, est traduit par ministre dans le sens de « serviteur ».
Dans l'Épître aux Éphésiens, chapitre 4, verset 11, Paul de Tarse relate cinq ministères; celui d'apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, enseignant. Dans la première épître à Timothée (chapitre 3, verset 1-13), il précise les qualifications pour le ministère.
[11] C'est lui qui a donné les uns comme apôtres, d'autres comme prophètes, d'autres comme annonciateurs de la bonne nouvelle, d'autres comme bergers et maîtres, [12] afin de former les saints pour l'œuvre du ministère, pour la construction du corps du Christ,
[1] Cette parole est certaine. Si quelqu'un aspire à la charge d'épiscope, il désire une belle œuvre. [2] Il faut donc que l'épiscope soit irrépréhensible, qu'il soit l'homme d'une seule femme, qu'il soit sobre, pondéré, décent, hospitalier, apte à l'enseignement, [3] qu'il ne soit pas adonné au vin, ni violent, mais conciliant, pacifique, désintéressé ; [4] qu'il dirige bien sa propre maison et qu'il tienne ses enfants dans la soumission, en toute dignité. [5] En effet, si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'Eglise de Dieu ? [6] Que ce ne soit pas un nouveau converti, de peur qu'il ne soit aveuglé par l'orgueil et ne tombe dans le jugement du diable. [7] Il faut aussi que ceux du dehors lui rendent un beau témoignage, pour qu'il ne tombe pas dans le discrédit et dans les pièges du diable. [8] Les ministres, pareillement, doivent être dignes, exempts de duplicité, d'excès de vin et de gains honteux ; [9] ils doivent conserver le mystère de la foi dans une conscience pure. [10] Qu'on les mette d'abord à l'épreuve et qu'ils exercent ensuite le ministère, s'ils sont sans reproche. [11] Que les femmes, de même, soient dignes, non médisantes, sobres, dignes de confiance en tout. [12] Les ministres doivent être hommes d'une seule femme et bien diriger leurs enfants et leur propre maison. [13] Car ceux qui ont bien exercé le ministère s'acquièrent un beau rang et une grande assurance par la foi qui est en Jésus-Christ.
Définition épiscope: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89piscope_(christianisme)
Une affaire de ressenti
Le ministère c'est donc quelque chose qui n'est pas à prendre à la légère. Car c'est la mission que Dieu nous a donné à accomplir et pour accomplir cette mission, il faut être clair avec la volonté que Dieu a pour nous.
Pour être clair, il faut déjà donc rechercher une certaine stabilité et cela passe par des actes et une pensée qui suivent réellement le Christ. Un foyer stable, pas d'excès, de l'amour. Une vie qui est en accord avec ce que nous enseigne la Bible en vérité.
Bien sûr, notre nature de pécheur nous empêche d'atteindre cet état de perfection mais on peut penser raisonnablement qu'à un moment, nous parvenons à un état suffisamment stable pour vouloir accomplir Sa volonté au travers de notre ministère.
Et en même temps, je me dis que cela ne vient pas de nulle part et que l'Esprit Saint nous pousse vraiment à accomplir notre mission. C'est pour ça que même si notre vie n'est pas parfaite, et elle ne le sera jamais, on arrive tout de même, dès lors que l'on recherche vraiment le Seigneur, à ressentir notre appel.
Étrangement, je pense que c'est une affaire de ressenti. Quand on a vraiment cette confiance totale en Dieu, quand on a cette espérance, on peut ressentir dès lors qu'Il agit en nous. Et lorsque l'on fait quelque chose qui implique du sacrifice mais qui nous émeut au point d'éprouver de l'amour pour cette chose, c'est que c'est peut-être dans cette direction qu'il faut regarder afin de trouver notre ministère.
Mais bien évidemment, il faut le mettre à la lumière de la Parole.
Si tu te sacrifies à voler pour les gens que tu aimes par exemple, au vu de la loi et de ce qu'enseigne la Bible, il apparaît comme une évidence que ton ministère ne sera jamais celui d'être un voleur, malgré tout ce que tu peux en penser, car cela ne nourrit pas la gloire de Dieu. Cela va au contraire donner un mauvais exemple et une ouverture vers le péché car en voyant les fruits qu'ils reçoivent, les personnes pourront naïvement penser que cela apporte du bon donc affilier le vol au bon. Alors que le vol est par sa nature une dépossession totalement injuste et arbitraire.
Et qui dit libre-arbitre dit aussi libre interprétation. Qui ne dit pas que l'homme va voler plus ? Qui dit que l'homme ne va prendre que ce qui lui est nécessaire ?
Être en dehors des lois, c'est ne plus avoir de règles ou de limites. Et l'homme, de par sa nature et son avidité immanente, ne parviendra jamais à se contenter du nécessaire. Sinon, il n'aurait jamais commencé à voler.
Talent, sacrifice et confort
Au delà de ça, le ministère correspond à la fois à notre zone de confort et notre zone de génie. Notre ministère, c'est là où nous allons pouvoir exprimer tout ce talent que Dieu nous a donné. C'est là où nous pouvons nous sacrifier sans que nous ne le ressentions comme une nuisance en nous. C'est aussi là où nous nous sentons en paix et où nous sommes le mieux.
On peut donc de là définir 3 axes. Talent, sacrifice et confort. Par ces 3 axes, on peut avoir une idée du ministère qui nous correspond. Lorsque les 3 sont au maximum, nous rentrons potentiellement dans ce qui pourrait ressembler à notre ministère.
On ressent le Saint-Esprit nous pousser au-delà de tout ce que nous pourrions penser.
Comme une flamme qui s'anime en nous et qui nous brûle au point de vouloir absolument accomplir la volonté de Dieu au travers de ce qu'Il a mis entre nos mains. La volonté. La motivation. La passion. Toutes ces pensées proviennent finalement de notre communion avec le Seigneur et nous permettent de réaliser Son œuvre.
[4] Or il y a diversité de dons de la grâce, mais c'est le même Esprit ; [5] diversité de services, mais c'est le même Seigneur ; [6] diversité d'opérations, mais c'est le même Dieu qui opère tout en tous. [7] Or à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. [8] En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; [9] à un autre, de la foi, par le même Esprit ; à un autre, des dons de guérison, par l'unique Esprit ; [10] à un autre, la capacité d'opérer des miracles ; à un autre, celle de parler en prophète ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, diverses langues ; à un autre, l'interprétation des langues. [11] Mais c'est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il le décide.
Ne pas être guidé par la chair
Quand on opère dans un ministère, cela ne doit jamais être guidé par nos désirs mais uniquement par notre volonté de croître spirituellement et de glorifier le Seigneur au travers de nous.
Exemples
Chorale
On ne devrait pas rejoindre la chorale juste parce qu'on aime bien chanter.
La chorale, c'est le ministère de la louange, du chant, de l'édification par la voix. Donc si c'est juste parce que l'on aime chanter, alors clairement c'est le désir de la chair qui parle. Parce qu'il faut d'abord se demander si le chant est l'outil que Dieu nous a donné pour le glorifier (talent). Est-ce que l'on peut potentiellement bien chanter ? Avoir une bonne oreille ? S'accorder avec les autres choristes ?
Il faut se demander aussi si l'on est capable de se sacrifier pour ce ministère (sacrifice). Ici, ça peut être de chercher l'amélioration permanente (prendre des cours, demander conseil, apprendre à lire les partitions) mais c'est aussi participer à la vie de son ministère (être dans le bureau, prendre des responsabilités (être chef de chœur), aller aux événements, connaître les autres choristes). Et enfin, on peut se demander si on aime ça (confort). Est-ce que l'on s'épanouit là dedans ? Est-ce que l'on a à cœur de voir l'œuvre de Dieu s'accomplir au travers de ce ministère ?
Si l'on ne remplit pas toutes ces conditions, il faut avoir l'humilité de se dire que ce n'est pas forcément notre ministère.
STK
La STK c'est un peu particulier. C'est un groupe de jeunes qui sont en construction et qui sont justement à la recherche de leur ministère. C'est clairement le meilleur endroit pour trouver sa vocation car il offre à ceux qui y entrent la possibilité d'essayer et de se rater jusqu'à ce qu'ils puissent trouver. C'est en quelque sorte une mini-église.
Mais encore une fois, on n'y rentre pas comme ça. On n'y rentre pas parce que nos amis y sont et qu'on va passer un bon moment ou parce qu'on y mange bien ou parce qu'on veut trouver sa femme. On y rentre pour affermir et approfondir notre relation avec Christ et également pour trouver ce pour quoi Dieu nous a fait. Encore une fois, c'est le meilleur endroit pour s'épanouir en tant que jeune car il y a cette volonté, au travers des activités (CDP, VDJ, isantaona,...), des commissions, de grandir ensemble et de construire notre relation avec le Christ. Et c'est aussi un bon moyen pour entrevoir ce qui nous correspond au travers des trois axes cités plus haut.
Le monde nous tire
En tout cas dans ces deux exemples, on voit bien que si notre but n'est pas d'avancer et de faire ce pas vers le Christ, et bien, il n'y a finalement aucunement différence avec le monde. Si on est dans la chorale, on peut se contenter de faire le chant du dimanche chaque semaine, parce qu'on aime juste chanter. On peut, pour les répétitions, arriver après le moment spirituel ou la cellule, parce que ça nous ennuie.
Si on est dans la STK, on peut arriver seulement à la fin des VDJ ou des CDP, pour voir les amis, ou manger. On peut ne faire que l'isantaona et après partir parce que ça on aime bien, mais le reste, n'est pas important.
On peut partir de la section dès lors que l'on a trouvé notre mari ou notre femme, parce que c'est ça qu'on était venu chercher et rien d'autre.
Si Jésus n'est pas au centre de nos actions, alors, oui, on peut faire tout ça.
Mais pourquoi on a pas de discussions où on parle vraiment de Jésus alors qu'il est censé être au centre de nos vies ?
En fait, si notre but n'est pas de connaître et de vivre avec le Christ, alors tous ces comportements deviennent des comportements normaux. Si l'on a mis quelque chose avant Jésus (le plaisir de chanter, être avec ses amis, manger, une femme), c'est tout à fait logique qu'on en arrive là. Parce que finalement, ce qu'on désire c'est juste combler notre chair. On ne veut pas réellement réfléchir et en fait, on veut juste être comme tout le monde, donc vivre la même chose et avoir la même "liberté" que les non-croyants mais sous-couvert d'une étiquette chrétienne qui nous justifie quand on en a besoin.
Jésus dort dans mon bateau.
Mes frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, que cette liberté ne devienne pas un prétexte pour la chair ; par amour, faites-vous plutôt esclaves les uns des autres.
Le ministère, clairement, ce n'est pas seulement un plaisir. Ce n'est pas seulement l'assouvissement de notre désir. On ne va pas y enlever ce qui ne nous y plaît pas pour juste chercher notre propre satisfaction. En effet, le ministère c'est une vocation. Et cela demande de réfléchir à comment l'on peut être le meilleur pour le Seigneur et comment on peut faire avancer notre ministère de la meilleure des manières. Et rien que ça, implique déjà une part de sacrifice parce qu'on va chercher au-delà de ce qu'on aime. On va se mettre au service de Dieu et cela implique de s'humilier pour voir à nos défauts et chercher à voir grandir notre église.
Paradoxalement, rejoindre son ministère, c'est renoncer à soi. Parce qu'on doit s'oublier, nous et nos désirs, pour pouvoir discerner ce que le Seigneur veut réellement de nous.
Que chacun mette au service des autres le don qu'il a reçu de la grâce ; vous serez ainsi de bons intendants de la grâce si diverse de Dieu.
Conclusion
Moi-même, je ne pense pas forcément être rentré pour les bonnes raisons dans l'église. Mais après avoir dit tout ça, il ne faut pas non plus oublier que Dieu agit toujours en ceux qui le cherchent, même s'Il n'y voit qu'une étincelle.
Tout est possible à celui qui croit.
Aujourd'hui, je crois fermement que c'est cette foi qui nous tire et qui est le fondement de notre vie. Sans elle, on ne peut pas croire en Dieu. on ne peut pas croire aux miracles. On ne peut pas croire aux enseignements. On ne peut même pas croire en nous.
Et nous voilà donc obligés de suivre nos propres préceptes fragiles et malléables d'ignorants humains que nous balayerons dès lors que nous serons lassés. Nous voilà à la fois perdus et en quête de sens car nous avons rejeté le principe même de la vie.
Aujourd'hui, beaucoup d'entre nous sont dans cette situation et même moi je ne peux pas dire que j'ai totalement Dieu dans mon cœur. Parfois, je vais faire des mauvais choix. Parfois, je vais laisser mon orgueil parler. Parfois, je vais être égoïste.
En fait, même en tant que chrétien qui recherche le Seigneur ardemment, il nous arrivera de nous égarer. Et la vérité c'est que... Ce n'est pas grave. Car Dieu pardonne à tous ses enfants.
Mais il faut avoir cette volonté d'aller sans cesse vers Lui. Il faut Le comprendre dans Ses intrications les plus profondes au travers de la Parole. Il faut faire son introspection pour comprendre Sa volonté pour nous.
C'est pour ça que trouver son ministère est primordial dans nos vies de chrétien. Car c'est une partie intégrante de ce qui nous construit et qui nous définit dans notre identité en Christ.
On le sait tous, servir le Seigneur, c'est loin d'être facile. Mais c'est de l'humilité de le reconnaître. Et vouloir continuer à Le servir, malgré notre imperfection, c'est avoir cette volonté de suivre Jésus et croire en cette espérance que le Seigneur nous donne.
Le meilleur est à venir.
Introspection
Je nous invite à nous poser les questions sur notre ministère à la lumière de la prière et de la Parole:
Si vous n'avez pas encore trouvé votre ministère:
- Qu'est ce que j'aime et que j'ai envie de bien faire ?
- Quel pourrait être le (ou les) talent(s) que Dieu m'a donné pour le servir ?
- Avec quel ministère pourrais-je avoir une affinité ?
Si vous pensez avoir trouvé:
- Est-ce vraiment pour le Seigneur que je le fais ?
- Comment j'utilise mon talent dans mon ministère ?
- Est-ce que cela pourrait être mieux ?
Renoncer
Définition
"se désister de quelque chose, soit par acte exprès, soit autrement."
"Quitter, abandonner la possession, le désir de quelque chose, l’attachement à quelque chose."
"se dépouiller de tout amour-propre."
Renoncer, c'est faire abstraction complète de soi-même, ceci en faveur de la cause ou de la personne que l'on sert.
S'oublier
Renoncer c'est donc s'oublier, c'est oublier totalement notre propre personne, nos idées, nos convictions, notre situation, nos émotions et faire abstraction de ces choses là pour un but particulier.
L'oubli de soi pour servir une autre cause, est une preuve d'humilité, parce que dans le renoncement il y a cette notion de perte de quelque chose qui nous tient à cœur.
Dans la Bible, renoncer c'est toujours pour la réalisation de l'œuvre de Dieu. Et cela implique toujours un sacrifice. Cela implique toujours une douleur. Mais tout ça, ce n'est rien face à la volonté de Dieu.
Exode 32:32
(Moïse parle des Israéliens qui on fait des dieux d'or)
Si maintenant tu voulais bien pardonner leur péché… sinon, je t'en prie, efface-moi de ton livre, celui que tu as écrit.
Moïse s'oublie totalement pour sauver son peuple. Il fait abstraction de sa vie même dans un amour totalement désintéressé et donc agapê.
Car je souhaiterais être moi-même anathème, séparé du Christ, pour mes frères, les gens de ma parenté selon la chair,
Paul préférerait mille fois se couper de cette foi en Christ qui l'anime, cette foi qui le guide si cela permettait de sauver ses frères.
Abraham a laissé les morts pour suivre le Seigneur. Il a suivi la volonté de Dieu sans se poser des questions.
Et dans nos vies ?
On se trouve souvent des excuses pour ne pas renoncer à ces choses qui nous tiennent à cœur.
Moïse ne voulait pas parler (Exode 4:10-14) et Dieu, en colère, lui a donné Aaron. Moïse n'a pas totalement renoncé à sa nature humaine, il n'a pas été capable de se dire que Dieu pouvait le transcender, alors qu'il l'a entendu, alors qu'il était guidé formellement par Dieu. Ça paraissait encore plus évident que Dieu est capable de tout et pourtant même là, Moïse n'a pas su faire confiance.
Alors nous ?
Nous, par exemple, il va arriver des jours où on ne va pas prendre le temps, même 10 minutes, pour ouvrir notre Bible quotidiennement. À la moindre excuse, (je suis fatigué, je dois réviser, je ne suis pas prêt mentalement, j'ai trop perdu de temps, je préfère me détendre), on va préférer notre chair que de renoncer à nous même, de nous abandonner à Dieu, et même Lui donner 10 minutes par jour, on y arrive pas alors que Lui se donne dans son entièreté à nous.
Nous sommes des enfants ingrats mais en même temps c'est notre nature qui veut ça.
Ça nous arrive à tous et c'est normal.
Et puis il ne faut pas être légaliste.
Si on ne prend pas ce temps un jour mais que quelque part, dans notre cœur, nous sommes en paix avec le Seigneur, qu'on a toujours cette impression de le rechercher au travers de ce que l'on vit, alors oui dans ce cas ça peut arriver qu'on ne fasse pas notre lecture.
Parce que le renoncement, c'est aussi à travers les actes. Tendre la main sans rien attendre en retour, écouter l'autre d'une oreille attentive, conseiller aussi malgré notre manque de confiance, tout ça, ce sont des actions qui sont uniquement guidées par l'amour de Dieu.
Ce qui est embêtant, c'est qu'on va souvent préférer laisser de côté le Seigneur.
On sent par exemple qu'on est obligé d'aller travailler/étudier, pourquoi ?
Pourquoi on a pas cette sensation pour la lecture de la Bible ou la méditation de la Parole alors que notre but, c'est d'être des missionnaires en Christ ? Que notre but premier c'est de le suivre et par conséquent de le chercher sans cesse ? Qu'on doit passer notre vie à trouver le sens que le Seigneur nous donne au travers de nos âmes ?
Parce qu'on a besoin d'argent ? Parce que l'argent est plus convaincant que Dieu ?
Mais en quoi l'argent nous amène réellement à Dieu ?
L'argent n'est pas et ne sera jamais un but. Enfin il ne doit pas l'être. Parce que le fait de se dire que le travail est obligatoire parce qu'il nous donne de l'argent ne peut avoir qu'une seule justification. L'argent nous sauve, voilà ce qu'on pense. Sauf que cette pensée, c'est de l'idolâtrie.
Et cette idolâtrie va nous faire oublier Dieu.
On va le remplacer par quelque chose d'imparfait et d'incomplet. Quelque chose d'humain en fait.
L'argent donne une maison, une télé, des vêtements, un chauffage, une voiture, des bons repas au resto.
L'argent nourrit la chair oui mais est-ce qu'il nourrit l'esprit ? Est-ce qu'il sauve ? Est-ce qu'il donne l'espérance d'une vie après ?
Non. Mais Dieu si.
Avec Dieu, quelqu'un sans argent peut trouver le sens de sa vie, quelqu'un de malade peut trouver le sens de sa vie, quelqu'un sans famille peut trouver le sens de sa vie.
Et on parle d'argent mais c'est pareil pour tout. C'est pareil pour ta passion (foot, musique, animés, séries), c'est pareil pour tes amis, c'est pareil pour ta famille. Il n'y a rien qui passe au dessus de cette recherche du Christ.
Bien sûr que ces choses là peuvent être les accomplissements de la volonté de Dieu, on peut être un témoin de ce que Dieu fait pour nous en étant footballeur, musicien ou en s'occupant de sa famille ou ses amis. Bien sûr qu'en gagnant beaucoup d'argent, on peut être un témoignage. Bien sûr que l'argent est un outil et qu'on peut l'utiliser. Néanmoins, cela n'est possible uniquement que si l'on suit en tout temps la volonté de Dieu.
Et pour accomplir la volonté de Dieu, il faut d'abord la rechercher avec une volonté absolue. Il faut la rechercher en priorité. Cela devrait être la première chose à laquelle on pense. Cela devrait être inévitable. Il ne peut y avoir aucune autre voie possible que de mettre toute action à la lumière de la Parole parce qu'en tant que chrétien, c'est le mode de vie que nous devons adopter.
Cas d'utilisation : Le Carême
Le Carême c'est une occasion pour se recentrer avant Pâques. C'est l'occasion pour renoncer à soi et pour travailler notre relation avec Dieu.
On a pas forcément besoin de ça pour le faire mais c'est le moment de jeûner pour se mettre en condition pour se nourrir de la Parole de Dieu.
Moi, cette année, j'ai renoncé pendant 40 jours aux animés et à Facebook. J'ai utilisé ce temps pour méditer, pour lire mais aussi, cela m'a permis de me rendre compte qu'à la fin, je n'avais pas besoin de ces choses-là.
J'ai arrêté totalement Facebook par exemple alors qu'avant, j'y allais tous les jours, pour des futilités et ça me prenait un temps conséquent. Surtout que c'était la première chose que je faisais au réveil alors qu'au final ça ne m'apportait rien.
Ça m'a aussi permis de me rendre compte de ce qui m'était véritablement essentiel. Le foot par exemple, j'aimais en faire beaucoup. Mais en fait en y réfléchissant, je me suis demandé ce que ça m'apportait vraiment. Est-ce que cela nourrit vraiment la gloire de Dieu ou est-ce que cela nourrit uniquement ma chair ?
Bien sûr, sous le prisme de chacun, la réponse pourra être différente. Mais pour moi, depuis, j'ai vraiment plus à cœur de prendre ce temps pour travailler cette relation que j'ai avec le Christ par de la lecture et de la réflexion sur la Parole (CDP interne) ou par des projets qui vont vraiment être à la gloire de Dieu.
Mais si le Carême a cette symbolique de jeûne, de s'oublier pour pouvoir mieux se concentrer sur Jésus, il faut en fait tout le temps avoir cet état d'esprit de voir ce a quoi nous pouvons renoncer, ce qui nous éloigne de cette relation avec Christ. Qu'est ce qui nous tient tellement à cœur que nous parvenons à en oublier Dieu ?
Et pourquoi Abraham, Moïse ou Paul ont été capables de tout abandonner pour le Seigneur et nous nous ne parvenons même pas à renoncer à une seule chose ?
Voilà les questions que nous devons nous poser.
Jésus, le modèle du renoncement
Jésus de par sa nature même est déjà un symbole du renoncement.
Dieu fait chair, Dieu qui s'humilie à se mettre à notre niveau.
Dieu fait homme, ce n'est pas anodin. Il a pris Sa nature divine pour la rendre humaine. L'humain qui est si fragile et si faible. Il n'a pas hésité une seule seconde à le faire et ce pour quoi ? Pour nous sauver.
Paul utilise des mots forts pour exprimer à quel point Jésus s'est rabaissé.
Jésus a fait du renoncement une partie intégrante de lui même. Il l'a sublimé et nous a montré la voie afin que nous Le suivions.
Jésus demande à ses disciples de renoncer à eux-mêmes, comme Jésus a renoncé à Lui-même, et de le suivre, pas seulement en marchant avec lui, mais aussi de le suivre comme le modèle qu'Il est pour tous. De le suivre en s'imprégnant de son mode de vie, ses idées, ses convictions et ses actions. De par Sa nature divine et donc Sa perfection, Il demande à le suivre pour finalement viser à être comme Lui.
Jésus met toujours en avant la volonté de Dieu avant la sienne.
Renoncez
Le renoncement amène souvent une forte frustration voire un dégoût parce qu'on a cette impression de laisser de côté quelque chose de très important pour nous. Et c'est normal car ces choses là, on y insuffle une part de notre âme et elles nous tiennent tellement à cœur qu'on les considère comme des parties de nous.
Mais Dieu nous détache de tout ça.
Il nous montre qu'au travers de la Bible, qu'au travers de Jésus, Le suivre amènera toujours au mieux pour nous.
C'est pour ça que toutes nos actions doivent découler de cette relation intime avec le Seigneur.
C'est pour ça qu'il faut toujours prier.
C'est pour ça qu'il faut toujours lire la Parole.
Parce que cela va amener à toujours voir le Seigneur dans nos actions.
Quand on va faire de la musique, on va penser au Seigneur.
Quand on va tendre la main à quelqu'un, on va penser au Seigneur.
Quand on va travailler, on va penser au Seigneur.
Quand on va gagner de l'argent, on va penser au Seigneur.
Toute notre vie sera poussée par ce Dieu dont nous nous sommes imprégnés.
Et c'est ça le véritable renoncement.
C'est s'oublier pour suivre la volonté de Dieu.
Glorifier Dieu en tout temps
📄 Ouvrir le PDF — Partage CDP du 08 Novembre 2024.pdf
L'amour du Père
C'est un thème que vous avez suggéré comme sujet à traiter et c'est un sujet qui est très important à partager.
On parle toujours de ce premier pas à faire pour venir ou revenir à Christ, ce pas si compliqué à faire et qui pourtant, est le pas qui nous emmène vers une nouvelle identité, une nouvelle vie. Je ne vais pas refaire mon témoignage de la cigarette en entier, parce que vous en avez sûrement marre d'entendre mes témoignages. Mais pour ceux qui ne sont pas au courant, je vais le faire très bref. J'ai été un fumeur pendant très longtemps, et ça a été ces dernières années une des raisons pour lesquelles je n'arrivais pas à prier quotidiennement. Chaque fois avant de dormir, je fumais ma cigarette et j'allais au lit. J'avais cette terrible envie de prier, mais à chaque fois je me disais « Pourquoi tu irais prier alors que tu viens de fumer à l'instant, est-ce que tu te sens digne d'aller prier Dieu ? ». Je me sentais nul, inutile, faible et indigne, parce que je n'arrivais pas à arrêter, et la seule chose qui pouvait m'aider à arrêter était la prière, mais même ça ne n'y arrivait pas.
C'est à travers ce témoignage, que je vais donner les diverses clés que Dieu m'a donné pour revenir à lui afin qu'à travers cette épreuve, je suis devenu une nouvelle personne. Ce sont des choses qui pourront marcher pour vous, peut-être pas. Mais ce qui est sûr, c'est qu'à travers tout ça, Dieu vous aidera à trouver ce qu'il a à vous offrir pour devenir vous aussi, de nouvelles personnes.
1. La création : nous sommes voulus et aimés
La première clé se trouve dans la Genèse, lorsque Dieu créer l'univers, dont l'homme. Lorsque Dieu créer l'homme, la première chose qu'il nous enseigne c'est qu'il nous créer à son image. La deuxième chose c'est qu'il nous donne plusieurs tâches : multipliez-vous, dominer toutes les autres espèces, nourrissez-vous. Et la dernière, c'est qu'à la fin de chaque création, Dieu considère chaque création comme bonne. Toutes ces choses nous montrent que dès la création, dès notre naissance, nous avons de la valeur. Si on prend ces 3 tâches, elles prennent une vraie valeur pour Dieu quand on y ajoute ce côté Spirituel. Il y a ces tâches terrestres que Dieu nous demande de réaliser sur Terre, cet endroit qu'il nous a donné pour qu'on y réside temporairement. Mais ces tâches sont aussi et surtout Célestes !
Lorsque Dieu nous demande de nous multiplier, il nous le demande aussi pour peupler son Royaume Céleste lorsqu'il nous dit dans Matthieu 28:19 « Allez, faites de toutes les nations des disciples ». Lorsqu'il nous demande de dominer la terre, d'être les maîtres des poissons dans la mer, des oiseaux dans le ciel et de tous les animaux sur terre, il nous donne même le pouvoir de dominer sur l'ennemi spirituel dans Luc 10:19 « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire ». Et pour finir, Dieu nous nourrit par Sa parole dans Jean 6:35 « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. ».
Dieu, en nous créant, a déposé en nous une valeur immense. Il nous a choisis, aimés et responsabilisés, en nous confiant des tâches terrestres et célestes. Mais même avec ces responsabilités et cette valeur, notre humanité nous rattrape, nous sommes des êtres limités. A cause du péché, notre capacité à œuvrer pleinement pour Dieu est limitée. Par leur désobéissance, Adam et Ève ont mis en évidence la culpabilité et la faiblesse humaine face au péché. Ce sont principalement ces deux choses qui nous retiennent loin de Dieu et qui ne nous permettent pas de comprendre l'étendue de Son amour, et de réaliser à quel point nous avons de l'importance.
2. Le contentement
Pour la deuxième clé qui est le contentement, je vais continuer avec la Genèse pour vous parler d'Adam et Eve, ce qui les a emmenés à la culpabilité. On a vu dans la première partie que Dieu créer la terre, et il y place tout ce dont l'homme a besoin pour vivre. Il le place donc dans le jardin d'Eden où il place toute chose agréable à voir et bon à manger. Dieu, par son amour, va tout donner à l'homme et le placer dans un endroit parfait pour lui. Mais dans ce paradis terrestre, Dieu indique à Adam et Eve qu'il y a dans toutes les choses qu'il y a autour d'eux, un seul arbre qui ne doit pas être touché.
Donc dans l'immensité qu'est le jardin d'Eden, dans ce paradis, Adam et Eve vont nous montrer la faiblesse humaine. Ils vont désirer plus que ceux qu'ils ont déjà. Ils vont désirer des choses dont ils n'ont pas besoin. Et ce désir, cette tentation, va emmener l'homme à culpabiliser. C'est par cet acte que nous sommes aujourd'hui emprisonnés dans cette culpabilité, et qui nous emmène à toujours vouloir plus.
Dieu nous montre que nous avions tout ce dont nous avons besoin pour œuvrer pour lui, que ce soit en nous ou autour de nous. Aujourd'hui il nous manque quelque chose, ou plutôt, on a quelque chose en nous que nous avons en trop pour être réellement à l'image de Dieu, être parfait comme lui l'est. Lorsque nous désirons quelque chose de plus que ce que l'on a déjà, que ce que Dieu place en nous et autour de nous, cette ou ces choses vont nous éloigner de Dieu et peuvent entraîner des conséquences dramatiques pour la suite de notre existence, que ce soit pour nous comme pour les gens autour de nous ou qui viendront après nous.
3. La repentance
La troisième clé que je peux vous partager est liée à deux histoires dans la Bible. La culpabilité est une émotion qui survient toujours lorsque nous péchons, et cette émotion nous signale que quelque chose ne va pas. Lorsque Adam et Eve pêchent à travers le fruit défendu, la culpabilité est illustrée par ce sentiment de gêne vis-à-vis de leur nudité. Mais je vais vous citer deux histoires de la Bible qui sont totalement identiques sur la forme, qui vont nous montrer deux comportements à avoir face à cette culpabilité.
L'histoire de Caïn
Caïn est un cultivateur qui a pour frère Abel, qui est lui berger. Les deux font une offrande à Dieu mais Dieu décide de refuser celle de Caïn. Par jalousie, Caïn tue son frère et il fait semblant de ne pas savoir ce qui est arrivé à son frère lorsque Dieu lui demande où est Abel. Sa culpabilité se manifeste dans Genèse 4:13 « Ma peine est trop lourde à porter. Tu me chasses aujourd'hui du sol cultivable, et je vais devoir me cacher loin de toi ; je serais déraciné, toujours vagabond sur la terre. Quiconque me trouvera pourra me tuer. ». Dans cette histoire, sa réaction face à cette culpabilité va le condamner et l'emprisonner dans une vie d'errance, il va mentir à Dieu et s'enfuir loin de Lui.
L'histoire du Fils prodigue
A l'inverse de l'histoire dans la Genèse, c'est l'histoire de deux fils qui héritent de la fortune de leur père. Le premier va tout vendre et il va vivre loin de sa famille. Il va vivre dans le désordre et perdre tout ce qu'il a, au point de devoir se mettre au service d'un habitant du Pays où il était pour garder des cochons. Le deuxième fils, a toujours vécu en honorant son Père, il lui a été fidèle sans jamais rien demander en retour.
Mais lorsque le premier fils, donc le fils prodigue, se rend compte de sa situation, il commence à culpabiliser. Dans cette culpabilité, le fils prodigue va se remettre en question et décide de revenir vers son Père, car il est conscient que son père pourvoit aux besoins de ses enfants, et même de ses ouvriers. Lorsqu'il revient donc vers son père, il se repent et s'humilie devant lui en lui demandant de le traiter comme un de ses ouvriers car il ne se sent pas digne d'être traiter comme son fils.
Mais dans cette histoire, il y a aussi la culpabilité de son frère. Lorsque ce dernier se rend compte que son frère a le droit à une fête lorsqu'il revient vers son père, alors qu'il a vécu loin de lui en gaspillant tout ce qu'il lui avait donné. La culpabilité va se manifester par sa jalousie, comme avec Caïn. Lui qui a toujours bien agit, qui est resté fidèle, reproche à son père de n'avoir jamais eu droit à une reconnaissance. Face à cette culpabilité, il va refuser d'entrer dans la maison de son père pour fêter le retour de son frère.
Dans ces deux histoires, on peut noter 2 réactions face à la culpabilité. Celle de Caïn et le frère du fils prodigue qui, par la jalousie, s'éloignent de leur père, et celle du fils prodigue qui lui, va se repentir et revenir à Christ. C'est à travers cette culpabilité que Dieu va permettre au fils prodigue de se remettre en question, il va voir ce signal que quelque chose ne va pas et va s'humilier, se repentir et revenir vers son père pour corriger cela. Ces 3 étapes sont nécessaires pour que nous puissions revenir vers la vie que Dieu a prévu pour nous, et pourtant on arrive très souvent à ne pas franchir cette première étape. Par le péché, l'ennemi apparaît dans nos moments de culpabilité pour que nous y restions enfermés, il va nous faire croire que nous sommes hypocrites en revenant à lui. Revenir à Lui après avoir péché, ce n'est pas une hypocrisie mais une marque d'humilité, c'est pour montrer que nous avons besoin de Lui car seul, nous ne pouvons y arriver.
4. L'amour
Pour le dernier point, et la dernière clé, je vais utiliser toutes les histoires que j'ai cité précédemment pour que nous puissions comprendre et réaliser à quel point Dieu nous aime malgré tout.
Dans la Genèse chapitre 3 verset 21, après avoir prononcé les châtiments au serpent, à l'homme et la femme, je cite « Le Seigneur fit à l'homme et à sa femme des vêtements de peaux de bête et les habilla ».
Toujours dans la Genèse au chapitre 4, après que Caïn dit au Seigneur « Quiconque me trouvera pourra me tuer », le Seigneur lui répond que personne ne le tuera, il lui met alors un signe distinctif pour empêcher quiconque souhaitera tuer Caïn.
Pour finir, dans l'histoire du fils Prodigue, le père ne rejette pas le fils prodigue alors qu'il est parti errer loin de sa maison, en utilisant tout ce que son père lui a donné. Et lorsqu'il décide de revenir vers son Père, ce dernier l'accueille en célébrant son retour, il lui offre même une nouvelle robe, une bague et des sandales. Lorsque son deuxième fils ne veut pas venir faire la fête, il dit « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que je possède est aussi à toi ».
Cette dernière clé, c'est comprendre son amour inconditionnel. A travers toute cette culpabilité, peu importe la conséquence de cette culpabilité, Dieu prend soin de vous. Que vous soyez loin de lui, près de lui et même lorsque vous êtes loin mais que vous revenez à lui, Dieu vous aime et vous le montrera. La culpabilité est un signe que quelque chose ne va pas, ne laissez pas le diable vous faire croire que ce « quelque chose » est destiné à rester. Ce quelque chose, c'est le péché qu'il y a dans notre vie, cette chose que l'homme a hérité d'Adam et Eve à travers la tentation du diable. Mais cette chose est destinée à être retirée de nous, dans Apocalypse 21:4 Dieu nous dit : « Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus, il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses auront disparu ».