Le ministère

Définition

Le ministère s'apparente à une fonction, à une charge qui nous est confiée ou encore une mission.
Bibliquement, le ministère dans le christianisme est le service qu'un croyant accomplit selon un appel particulier de Dieu pour l'Église et la mission.

Origine (Wikipedia)

Le mot ministre est utilisé comme synonyme de diacre ou serviteur. Dans le grec ancien διάκονος / diákonos, utilisé dans le Nouveau Testament, est traduit par ministre dans le sens de « serviteur ».

Dans l'Épître aux Éphésiens, chapitre 4, verset 11, Paul de Tarse relate cinq ministères; celui d'apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, enseignant. Dans la première épître à Timothée (chapitre 3, verset 1-13), il précise les qualifications pour le ministère.

Éphésiens 4:11-12

[11] C'est lui qui a donné les uns comme apôtres, d'autres comme prophètes, d'autres comme annonciateurs de la bonne nouvelle, d'autres comme bergers et maîtres, [12] afin de former les saints pour l'œuvre du ministère, pour la construction du corps du Christ,
1 Timothée 3:1-13

[1] Cette parole est certaine. Si quelqu'un aspire à la charge d'épiscope, il désire une belle œuvre. [2] Il faut donc que l'épiscope soit irrépréhensible, qu'il soit l'homme d'une seule femme, qu'il soit sobre, pondéré, décent, hospitalier, apte à l'enseignement, [3] qu'il ne soit pas adonné au vin, ni violent, mais conciliant, pacifique, désintéressé ; [4] qu'il dirige bien sa propre maison et qu'il tienne ses enfants dans la soumission, en toute dignité. [5] En effet, si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'Eglise de Dieu ? [6] Que ce ne soit pas un nouveau converti, de peur qu'il ne soit aveuglé par l'orgueil et ne tombe dans le jugement du diable. [7] Il faut aussi que ceux du dehors lui rendent un beau témoignage, pour qu'il ne tombe pas dans le discrédit et dans les pièges du diable. [8] Les ministres, pareillement, doivent être dignes, exempts de duplicité, d'excès de vin et de gains honteux ; [9] ils doivent conserver le mystère de la foi dans une conscience pure. [10] Qu'on les mette d'abord à l'épreuve et qu'ils exercent ensuite le ministère, s'ils sont sans reproche. [11] Que les femmes, de même, soient dignes, non médisantes, sobres, dignes de confiance en tout. [12] Les ministres doivent être hommes d'une seule femme et bien diriger leurs enfants et leur propre maison. [13] Car ceux qui ont bien exercé le ministère s'acquièrent un beau rang et une grande assurance par la foi qui est en Jésus-Christ.

Définition épiscope: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89piscope_(christianisme)

Une affaire de ressenti

Le ministère c'est donc quelque chose qui n'est pas à prendre à la légère. Car c'est la mission que Dieu nous a donné à accomplir et pour accomplir cette mission, il faut être clair avec la volonté que Dieu a pour nous.
Pour être clair, il faut déjà donc rechercher une certaine stabilité et cela passe par des actes et une pensée qui suivent réellement le Christ. Un foyer stable, pas d'excès, de l'amour. Une vie qui est en accord avec ce que nous enseigne la Bible en vérité.
Bien sûr, notre nature de pécheur nous empêche d'atteindre cet état de perfection mais on peut penser raisonnablement qu'à un moment, nous parvenons à un état suffisamment stable pour vouloir accomplir Sa volonté au travers de notre ministère.
Et en même temps, je me dis que cela ne vient pas de nulle part et que l'Esprit Saint nous pousse vraiment à accomplir notre mission. C'est pour ça que même si notre vie n'est pas parfaite, et elle ne le sera jamais, on arrive tout de même, dès lors que l'on recherche vraiment le Seigneur, à ressentir notre appel.

Étrangement, je pense que c'est une affaire de ressenti. Quand on a vraiment cette confiance totale en Dieu, quand on a cette espérance, on peut ressentir dès lors qu'Il agit en nous. Et lorsque l'on fait quelque chose qui implique du sacrifice mais qui nous émeut au point d'éprouver de l'amour pour cette chose, c'est que c'est peut-être dans cette direction qu'il faut regarder afin de trouver notre ministère.
Mais bien évidemment, il faut le mettre à la lumière de la Parole.
Si tu te sacrifies à voler pour les gens que tu aimes par exemple, au vu de la loi et de ce qu'enseigne la Bible, il apparaît comme une évidence que ton ministère ne sera jamais celui d'être un voleur, malgré tout ce que tu peux en penser, car cela ne nourrit pas la gloire de Dieu. Cela va au contraire donner un mauvais exemple et une ouverture vers le péché car en voyant les fruits qu'ils reçoivent, les personnes pourront naïvement penser que cela apporte du bon donc affilier le vol au bon. Alors que le vol est par sa nature une dépossession totalement injuste et arbitraire.
Et qui dit libre-arbitre dit aussi libre interprétation. Qui ne dit pas que l'homme va voler plus ? Qui dit que l'homme ne va prendre que ce qui lui est nécessaire ?
Être en dehors des lois, c'est ne plus avoir de règles ou de limites. Et l'homme, de par sa nature et son avidité immanente, ne parviendra jamais à se contenter du nécessaire. Sinon, il n'aurait jamais commencé à voler.

Talent, sacrifice et confort

Au delà de ça, le ministère correspond à la fois à notre zone de confort et notre zone de génie. Notre ministère, c'est là où nous allons pouvoir exprimer tout ce talent que Dieu nous a donné. C'est là où nous pouvons nous sacrifier sans que nous ne le ressentions comme une nuisance en nous. C'est aussi là où nous nous sentons en paix et où nous sommes le mieux.

On peut donc de là définir 3 axes. Talent, sacrifice et confort. Par ces 3 axes, on peut avoir une idée du ministère qui nous correspond. Lorsque les 3 sont au maximum, nous rentrons potentiellement dans ce qui pourrait ressembler à notre ministère.

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On ressent le Saint-Esprit nous pousser au-delà de tout ce que nous pourrions penser.
Comme une flamme qui s'anime en nous et qui nous brûle au point de vouloir absolument accomplir la volonté de Dieu au travers de ce qu'Il a mis entre nos mains. La volonté. La motivation. La passion. Toutes ces pensées proviennent finalement de notre communion avec le Seigneur et nous permettent de réaliser Son œuvre.

1 Corinthiens 12:4-11

‭‭[4] Or il y a diversité de dons de la grâce, mais c'est le même Esprit ; [5] diversité de services, mais c'est le même Seigneur ; [6] diversité d'opérations, mais c'est le même Dieu qui opère tout en tous. [7] Or à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. [8] En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; [9] à un autre, de la foi, par le même Esprit ; à un autre, des dons de guérison, par l'unique Esprit ; [10] à un autre, la capacité d'opérer des miracles ; à un autre, celle de parler en prophète ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, diverses langues ; à un autre, l'interprétation des langues. [11] Mais c'est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme il le décide.

Ne pas être guidé par la chair

Quand on opère dans un ministère, cela ne doit jamais être guidé par nos désirs mais uniquement par notre volonté de croître spirituellement et de glorifier le Seigneur au travers de nous.

Exemples

Chorale

On ne devrait pas rejoindre la chorale juste parce qu'on aime bien chanter.
La chorale, c'est le ministère de la louange, du chant, de l'édification par la voix. Donc si c'est juste parce que l'on aime chanter, alors clairement c'est le désir de la chair qui parle. Parce qu'il faut d'abord se demander si le chant est l'outil que Dieu nous a donné pour le glorifier (talent). Est-ce que l'on peut potentiellement bien chanter ? Avoir une bonne oreille ? S'accorder avec les autres choristes ?
Il faut se demander aussi si l'on est capable de se sacrifier pour ce ministère (sacrifice). Ici, ça peut être de chercher l'amélioration permanente (prendre des cours, demander conseil, apprendre à lire les partitions) mais c'est aussi participer à la vie de son ministère (être dans le bureau, prendre des responsabilités (être chef de chœur), aller aux événements, connaître les autres choristes). Et enfin, on peut se demander si on aime ça (confort). Est-ce que l'on s'épanouit là dedans ? Est-ce que l'on a à cœur de voir l'œuvre de Dieu s'accomplir au travers de ce ministère ?
Si l'on ne remplit pas toutes ces conditions, il faut avoir l'humilité de se dire que ce n'est pas forcément notre ministère.

STK

La STK c'est un peu particulier. C'est un groupe de jeunes qui sont en construction et qui sont justement à la recherche de leur ministère. C'est clairement le meilleur endroit pour trouver sa vocation car il offre à ceux qui y entrent la possibilité d'essayer et de se rater jusqu'à ce qu'ils puissent trouver. C'est en quelque sorte une mini-église.
Mais encore une fois, on n'y rentre pas comme ça. On n'y rentre pas parce que nos amis y sont et qu'on va passer un bon moment ou parce qu'on y mange bien ou parce qu'on veut trouver sa femme. On y rentre pour affermir et approfondir notre relation avec Christ et également pour trouver ce pour quoi Dieu nous a fait. Encore une fois, c'est le meilleur endroit pour s'épanouir en tant que jeune car il y a cette volonté, au travers des activités (CDP, VDJ, isantaona,...), des commissions, de grandir ensemble et de construire notre relation avec le Christ. Et c'est aussi un bon moyen pour entrevoir ce qui nous correspond au travers des trois axes cités plus haut.

Le monde nous tire

En tout cas dans ces deux exemples, on voit bien que si notre but n'est pas d'avancer et de faire ce pas vers le Christ, et bien, il n'y a finalement aucunement différence avec le monde. Si on est dans la chorale, on peut se contenter de faire le chant du dimanche chaque semaine, parce qu'on aime juste chanter. On peut, pour les répétitions, arriver après le moment spirituel ou la cellule, parce que ça nous ennuie.
Si on est dans la STK, on peut arriver seulement à la fin des VDJ ou des CDP, pour voir les amis, ou manger. On peut ne faire que l'isantaona et après partir parce que ça on aime bien, mais le reste, n'est pas important.
On peut partir de la section dès lors que l'on a trouvé notre mari ou notre femme, parce que c'est ça qu'on était venu chercher et rien d'autre.
Si Jésus n'est pas au centre de nos actions, alors, oui, on peut faire tout ça.

Mais pourquoi on a pas de discussions où on parle vraiment de Jésus alors qu'il est censé être au centre de nos vies ?

En fait, si notre but n'est pas de connaître et de vivre avec le Christ, alors tous ces comportements deviennent des comportements normaux. Si l'on a mis quelque chose avant Jésus (le plaisir de chanter, être avec ses amis, manger, une femme), c'est tout à fait logique qu'on en arrive là. Parce que finalement, ce qu'on désire c'est juste combler notre chair. On ne veut pas réellement réfléchir et en fait, on veut juste être comme tout le monde, donc vivre la même chose et avoir la même "liberté" que les non-croyants mais sous-couvert d'une étiquette chrétienne qui nous justifie quand on en a besoin.

Jésus dort dans mon bateau.

Galates 5:13

‭‭Mes frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, que cette liberté ne devienne pas un prétexte pour la chair ; par amour, faites-vous plutôt esclaves les uns des autres.

Le ministère, clairement, ce n'est pas seulement un plaisir. Ce n'est pas seulement l'assouvissement de notre désir. On ne va pas y enlever ce qui ne nous y plaît pas pour juste chercher notre propre satisfaction. En effet, le ministère c'est une vocation. Et cela demande de réfléchir à comment l'on peut être le meilleur pour le Seigneur et comment on peut faire avancer notre ministère de la meilleure des manières. Et rien que ça, implique déjà une part de sacrifice parce qu'on va chercher au-delà de ce qu'on aime. On va se mettre au service de Dieu et cela implique de s'humilier pour voir à nos défauts et chercher à voir grandir notre église.
Paradoxalement, rejoindre son ministère, c'est renoncer à soi. Parce qu'on doit s'oublier, nous et nos désirs, pour pouvoir discerner ce que le Seigneur veut réellement de nous.

1 Pierre 4:10

Que chacun mette au service des autres le don qu'il a reçu de la grâce ; vous serez ainsi de bons intendants de la grâce si diverse de Dieu.

Conclusion

Moi-même, je ne pense pas forcément être rentré pour les bonnes raisons dans l'église. Mais après avoir dit tout ça, il ne faut pas non plus oublier que Dieu agit toujours en ceux qui le cherchent, même s'Il n'y voit qu'une étincelle.

Tout est possible à celui qui croit.

Aujourd'hui, je crois fermement que c'est cette foi qui nous tire et qui est le fondement de notre vie. Sans elle, on ne peut pas croire en Dieu. on ne peut pas croire aux miracles. On ne peut pas croire aux enseignements. On ne peut même pas croire en nous.
Et nous voilà donc obligés de suivre nos propres préceptes fragiles et malléables d'ignorants humains que nous balayerons dès lors que nous serons lassés. Nous voilà à la fois perdus et en quête de sens car nous avons rejeté le principe même de la vie.
Aujourd'hui, beaucoup d'entre nous sont dans cette situation et même moi je ne peux pas dire que j'ai totalement Dieu dans mon cœur. Parfois, je vais faire des mauvais choix. Parfois, je vais laisser mon orgueil parler. Parfois, je vais être égoïste.
En fait, même en tant que chrétien qui recherche le Seigneur ardemment, il nous arrivera de nous égarer. Et la vérité c'est que... Ce n'est pas grave. Car Dieu pardonne à tous ses enfants.

Mais il faut avoir cette volonté d'aller sans cesse vers Lui. Il faut Le comprendre dans Ses intrications les plus profondes au travers de la Parole. Il faut faire son introspection pour comprendre Sa volonté pour nous.
C'est pour ça que trouver son ministère est primordial dans nos vies de chrétien. Car c'est une partie intégrante de ce qui nous construit et qui nous définit dans notre identité en Christ.

On le sait tous, servir le Seigneur, c'est loin d'être facile. Mais c'est de l'humilité de le reconnaître. Et vouloir continuer à Le servir, malgré notre imperfection, c'est avoir cette volonté de suivre Jésus et croire en cette espérance que le Seigneur nous donne.
Le meilleur est à venir.

Introspection

Je nous invite à nous poser les questions sur notre ministère à la lumière de la prière et de la Parole:

Si vous n'avez pas encore trouvé votre ministère:

- Qu'est ce que j'aime et que j'ai envie de bien faire ?
- Quel pourrait être le (ou les) talent(s) que Dieu m'a donné pour le servir ?
- Avec quel ministère pourrais-je avoir une affinité ?

Si vous pensez avoir trouvé:

- Est-ce vraiment pour le Seigneur que je le fais ?
- Comment j'utilise mon talent dans mon ministère ?
- Est-ce que cela pourrait être mieux ?


Révision #1
Créé 2026-05-03 18:47:27 UTC par admin_fpma
Mis à jour 2026-05-03 20:01:50 UTC par admin_fpma